Les Directions générales des entreprises sont confrontées à une recherche d’adaptabilité permanente. Pour relever ce défi, elles doivent mettre en œuvre des organisations agiles et performantes. L’un des principaux vecteurs qui permet de répondre à cette problématique sont les Technologies de l’Information (TI) et les services associés. Ce sont eux qui accélèrent les temps de traitements et d’échanges et plus aucune entreprise ne remet en cause leur intérêt potentiel.


Cependant, la croissance de la demande en TI et le progrès technologique ont engendré une complexité telle, que  les Directions des Systèmes d’Information se sont focalisées sur les aspects techniques de leur mission.


Certes les apports ont été considérables mais malgré cela l’adéquation entre les Technologies de l’Information et les attentes métiers de l’entreprise n’est pas toujours au rendez-vous ! Toutes les entreprises ont vécu cette expérience de la mise en œuvre d’une avancée technologique significative peu ou pas utilisée car ne répondant pas, plus ou pas encore aux besoins métiers.
Ce décalage provoque au sein des organisations un certain nombre de questions :

  • 1. Comment amener ma Direction Informatique à sortir de son orientation technologique ?
  • 2. Mon organisation est-elle prête à changer vers une culture Service ?
  • 3. Comment provoquer ce changement tout en permettant l’atteinte rapide de nos objectifs ?

 

1. Comment amener ma Direction Informatique à sortir de son orientation technologique ? 2. Mon organisation est-elle prête à changer vers une culture Service ? 3. Comment provoquer le changement tout en permettant l’atteinte  rapide de nos objectifs ?
La mutation de la Direction des Systèmes d’Information en une Direction des Services d’Information est un chantier sensible, mais incontournable. Il convient donc de donner les moyens à la DSI pour qu’elle développe cette orientation  vers les métiers. En effet, les Services mis à disposition par la DSI sont destinés à faciliter et/ou accélérer la création de la valeur que produit l’entreprise dans son domaine d’activité (industrie, commerce, service,…). A l’origine ce sont les métiers de l’entreprise qui sont porteurs de cette création de valeur.


Le premier changement est de favoriser une réelle collaboration entre les Directions Métiers (Front ou Back Office) et la Direction des Services d’ Information. La prise de conscience par les deux parties que la DSI est contributrice de valeur à travers les services qu’elle fournit ou peut fournir est un des résultats de l’élaboration de la Stratégie des services des TI. D’une certaine manière, il s’agit d’établir l’offre de la DSI en termes de services en totale adéquation avec les métiers et savoir la faire vivre, en particulier la piloter et la faire évoluer.

 
La conduite du changement est un incontournable des évolutions de stratégie et/ou d’organisation !
Dans un projet comme celui que nous évoquons, il est fondamental de porter une attention toute particulière à cet aspect de la mise en œuvre. C’est un facteur clé de la réussite de cette mutation qui doit être considérée comme un projet d’entreprise.
En effet, la Direction des Systèmes d’Information s’étant  focalisée sur la technologie, les utilisateurs, se sont également transformés en techniciens. Il n’est pas rare de voir des utilisateurs « imposer » des technologies à la DSI (tel modèle de pc portable, telle application,…). Ce n’est pas étonnant, ils ont simplement adapté leur comportement à la vision qu’ils ont du rôle de la DSI.


La mutation doit donc se faire dans la totalité de l’organisation de manière plus ou moins rapide selon la maturité de cette dernière et donc de sa capacité à accepter le changement :

Les métiers doivent « s’éduquer » à formaliser leurs propres processus et exprimer leurs exigences en termes métiers et non plus techniques La DSI doit pouvoir « comprendre » les processus métiers et les « traduire » pour trouver les meilleures solutions technologiques sous forme de services intégrant processus et outils.
 

Si on considère l’aspect dynamique du changement, de manière simpliste, il y a trois phases : avant ou phase préparatoire, pendant ou phase de réalisation, après ou phase de stabilisation. Le changement n’a d’intérêt que si les résultats obtenus avant le changement sont supérieurs à ceux obtenus avant le changement. Or du fait que tout changement amène une perturbation et donc une déstabilisation potentielle, il fait peur car comme le dit le proverbe : « on sait ce qu’on quitte, on ne sait pas ce qu’on trouve (ou va trouver)» ! Afin de maîtriser ce passage, la vraie difficulté consiste donc à organiser rationnellement le projet de mutation. S’inspirer de ce que d’autres entreprises ont déjà subi est c’est tout l’intérêt d’utiliser les Meilleures Pratiques !


Selon le Gartner, une meilleure pratique est  « un ensemble de règles/procédures qui optimise l'efficacité (niveau de service) et/ou le rendement/efficience (coût/risque) des activités de l'entreprise. C'est un standard opérationnel qui sera répliquable, transférable et adaptable à toutes les organisations. »

S’appuyer sur les meilleures pratiques en se focalisant sur l’adaptation de celles-ci au contexte de l’entreprise, tout en limitant cette adaptation au strict nécessaire, est un l’axe primordial de la réussite du projet :


Vous restez au niveau du référentiel : les spécificités de votre organisation ne sont pas prises en compte et vous risquez un rejet par les acteurs et ne pas obtenir de résultats tangibles


Vous vous éloignez fortement du référentiel : vous perdez, par une personnalisation poussée, l’intérêt de l’industrialisation de l’approche, la rapidité et l’efficacité dans la mise en œuvre.

Conserver à l’esprit la valeur ajoutée pour l’organisation tout en respectant l’esprit des meilleures pratiques et le garant d’une approche réussie.

 

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